14.07.2008

We've got a life to live now

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Rentrée de La Rochelle. Histoire de vacances bourrées de rebondissements.

J'étais bien avec elles.

 

Je devrais être triste. Qu'il ne me réponde pas, de ne toujours pas comprendre à quoi il joue avec moi.

Mais là j'ai juste envie d'être légère et de danser dans mon appart.

 

08.07.2008

Hell begins now

J'ai appris aujourd'hui qu'elle abandonnait les 500km à vélo.

Coup dans le ventre. La seule chose qui me fait tenir debout depuis 5 jours c'est la perspective de pédaler à jamais, m'épuiser, être loin et pouvoir dormir enfin.

Voilà c'est mort.

Elle veut m'embarquer à droite à gauche, me trimballer. Mais moi je sais que ce n'est pas cela qui me rendra le sourire, qu'à défaut je passerai mon temps à fumer des joins et à me défoncer à qui sait quoi.

Mon été vire au cauchemar. Je me braque de plus en plus contre moi même.

 

J'ai le sentiment de n'avoir plus rien.

05.07.2008

La vie, des fois, c'est de la merde

[ Et ça me fait bien rire moi ]

Comment passer une journée des plus moisies?

1 Commencer par aller chercher un recommandé à la poste. Vous découvrez que c'est votre chère proprio qui vous écrit pour augmenter votre loyer.

2 Constater au moment de partir qu'un connard de première a lâchement cisaillé votre antivol et volé votre vélo. Bien. Vous êtes là dans une fureur non négligeable.

3 Se faire larguer par texto d'un sobre "je préfère qu'on ne se voit plus" là vous l'appelez et vous constatez que l'individu avec lequel vous sortiez est passablement fou et atteint d'une paranoïa d'un stade fort avancé, engueulez vous avec, faites vous raccrocher à la gueule et harcelez-le de textos à motif défoulatoir (pour être bien sûre qu'il ne vous contacte plus jamais).

4 Constater en consultant vos résultats que vous n'avez pas votre semestre et que l'espèce de connard qui vous servit de prof vous met 8,61 en note finale, allez, se retaper une année on a que ça à fouttre.

5 Pour vous calmer, marcher de longues heures dans Paris avec des chaussures trop petites que vous n'avez pas encore portées depuis l'année dernière, découvrez votre orteil douloureux, la chair à vif, rejoignez le domicile d'une amie pieds nus pour fumer de l'herbe nouvelle.

 

Oui je deviens folle. Il paraîtrait que je le suis déjà.

Mais là, ça s'arrange pas vraiment.

27.06.2008

Séquelles

Je ne pense pas écrire grand chose ici les prochains mois. Mon carnet d'été a pris le relai.

Il y a eu mon merveilleux premier baptême de capoeira. Et ce divin martiniquais aux yeux clairs. Cet homme fût un dieu ce soir là. Un dieu qui me fait l'amour pendant des heures, grave à jamais l'empreinte de sa main sur ma joue au matin. Je crois que j'ai tout gâché. Ou plutôt je ne comprends pas, je ne comprends rien. J'ai un peu de mal à effacer tout espoir de le voir, je me creuse le cerveau. Trop.

Je n'avais pas prévu de passer l'été à Paris. Je voulais être loin. Loin des mecs (ou devrais-je dire de mes mecs). Mais maintenant j'ai peur. Peur d'être descendue et de l'avoir perdu pour ça. C'est tellement mais tellement... je ne trouve pas mes mots. Bête?

J'ai eu tort d'imaginer que ce mec là puisse me sortir ne serait-ce que pour un moment de mon bordel affectif. J'ai eu tort d'y croire putain.

J'essaie de ne pas y penser, de m'investir sur notre mini chantier avec mes soeurs, de retrouver de vieilles sensations dans la piscine, bronzer un peu. Mais j'ai le sommeil agité. Réveils en série. Nuits courtes.

Et si le jour se lève, et bien je fais le choix de me lever avec lui.

Je tiens debout. Même si.

19.06.2008

Twenty one #100

Je l'avais gardée bien au chaud. Ma centième note.

Aujourd'hui ce blog a un an. Et moi vingt et un.

Voilà. Un an plus tard. Et les choses ont changé. Ou presque. Brouillon de la vie sur les pages du temps qui passe.

Je craque parfois. Je craque des fantômes d'hier qui resurgissent ou de cette nouvelle vie dans laquelle je me jette aveugle.

Je cherche un sens où il n'y en a probablement pas. Je n'ai toujours pas trouvé ma place. Et même si tout est encore plus flou, j'ai un peu gagné en confiance. Je suis entourée. Je veux dire des gens autour qui croient en moi, et qui seront là je crois. Des gens qui me disent des choses généreuses, des gens chaleureux dans les yeux de qui je me sens vivante.

Je me pose des questions. Et j'aime ça. Parce qu'en attendant je ne pense à rien d'autre.

Quelques projets pour l'été, des envies pleins les poches, avec parfois la sensation de n'avoir pas assez de ce corps, de ce temps, pour les vivre complètement.

Le temps passe, file. Ma petite vie aussi. Et moi je cours après. Je voudrais me dépasser parfois, fouttre en l'air les/mes limites parce que je sens que tout cela ne me suffit pas. De là à dire que ma vie m'insatisfait...

Je viens de passer 2 jours à réparer mon nouveau vélo pour notre périple de 500km. J'ai fait des demandes d'inscription à la fac, Paris 4 puis Paris 1, en philosophie. Je veux suivre des cours du soir de portugais. Je compte faire 4 fois plus de capoeira. Et j'attends le 21 juin pour commencer mon beau carnet d'été.

Je suis vivante. Date maudite de mon anniversaire. Je me réveille seule. Peut être que c'est mieux comme ça.

Je suis vivante. Et cela vaut mieux que tout.

18.06.2008

In love with Alabama

Je fume trop.

 

Mais je suis bonne avec vous.

La preuve.

16.06.2008

La retraite, il faut y penser dès 20 ans!

- Titre extrait de la première page d'un vieux métro, siégeant actuellement sur le mur en face de mon bureau - Véridique! -

 

J'ai rêvé que j'étais prof de philo. Que j'arrivais dans ma classe de terminale, que je m'asseyais en tailleurs sur le bureau et que j'avais des longs longs colliers autour du cou. Et donc que j'éveillais chez ces jeunes gens un peu de sens critique - enfin! Bon faut dire que passer la soirée à écouter l'abécédaire de Deuleuze ça aide pas non plus...

De bon matin et de bonne humeur, je demande donc à ma cousine - instit' - comment on fait pour être prof en plus d'une licence. Et là! Aha je me marre.

 La cousine dit: Pense quand même à ta retraite!
La durée de cotisation ne cesse de s'allonger!
Moi qui n'ai pas chômé, je vais être juste.
Je vais travailler jusqu'à 65 ans!

Avalanches de sages paroles, que dis-je de vieilles paroles. C'est dingue d'avoir des gens coincés à ce point dans le système.

Merde je dis voilà merde. J'ai autre chose à fouttre que de me préoccuper de me retraite non?

Et puis je m'en fous, moi j'écoute les Tornados et je suis à la plage...

14.06.2008

Deviens le, c'est ta seule chance


J'étais venue pour raconter pleins de choses et puis je suis tombée sur ça:


Et après trois visionnages et deux litres de larmes, je me dis que finalement tout est bien relatif. Et je ne sais plus exactement de quel côté, dans quel sens tout ça va...

Je voulais parler des vacances, de notre première et monumentale mine, du souvenir amer de Alexis, de cette soirée folle au champagne dans Paris avec Lézard et de sa déclaration, deuxième mine, troisième mine. Je ne sais pas comment je fais pour être bourrée/défoncée chaque soir à ce point et tenir encore debout.

J'ai peur de me perdre.

Et j'ai oublié quoi devenir.

09.06.2008

Monsters in my head

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Je me fais peur parfois.

08.06.2008

Schizophrénie

Il y a la Amandine qui tremble de froid, qui s'énerve toute seule. Qui passe des heures sous la douche sans arriver à se laver vraiment, à frotter pour se débarasser de tout en vain, celle qui pleure sous la pluie sur son vélo et qui rêve de se fouttre en l'air dès que la nuit tombe.

Et puis il y a celle qui se crie debout à elle même, qui met Surkin à fond dans l'appartement, et se ressert un guronsan en organisant manichéennement les heures qui la séparent de son jury.

 

Sinon oui la cyclonudiste hier c'était bien. Même si.