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14.09.2007
Not ready for anything
Je me persuade toujours plus fort que je peux vivre toute seule.
Que je n'ai pas besoin de toutes ces conneries autour de l'Amour. Que les prises de tête comme les niaiseries c'est du superflu. Que tout ça fatigue plus que ne fait vraiment avancer. Que je n'ai besoin de personne après tout.
J'en ai marre de tout ce bordel. Marre de réfléchir et être incapable de tourner la page au fond. Merde merde merde.
Je dois pas être faite pour ça, ne pas faire partie des filles douées pour l'amour, avec au moins l'avantage de n'être pas rangée dans la catégorie Barbie qui compte les nuages.
J'ai besoin de calme, et je m'ennuie à la fois.
J'ai besoin de parler. Discuter tout au moins. Parce que j'ai beau sourire et voir du beau monde je me sens me renfermer et me recroqueviller sur moi même dans le fond.
Je ne trouve personne à appeler.
Je vais manger avec Delphine et Timothé mais je ne trouve personne pour m'accompagner au concert de Marcel et son orchestre.
Je ne veux voir personne que je connaisse.
Je crois que je voudrais tout reprendre à zéro et me refaire une nouvelle vie. Mais je manque d'énergie et de repères, et je patauge. Je me noie.
Et puis il faut que j'arrête d'écouter des chansons d'amour.
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11.09.2007
Crève
Je me mouche la nuit, le matin, le midi, l'après midi, le soir, en soirée. Je tousse. Suis à moitié sourde m'enfin ça, ça change pas beaucoup de d'habitude. Je ne supporte plus de respirer par la bouche (chose que je n'ai à l'évidence jamais su faire) ni d'imaginer ma gueule entrouverte, abrutie à l'instant même. Et je n'arrive pas à dormir et je suis littéralement lessivée... Je bouffe trop et j'ai loupé ma séance d'essai de taï chi hier soir.
J'en ai un peu marre des filles. Je sais pas trop quoi faire de moi. A part me mettre à la capoeira.
Il faudrait que j'huile ma chaîne de vélo et mes poignées de freins, que je range et nettoie un peu, que je repeigne mes étagères, que je me trouve un taf, que je reformate mon pc, que j'aille me racheter des fruits et légumes frais pour faire une cure de vitamines, que j'organise ma descente dans le sud, que je réponde à des mails, que je travaille le motif de mon tatouage, ...
Mais tout compte fait je vais me faire un épisode de prison break tiens.
Belle note pour rien dire, quoi.
14:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.09.2007
Vodka's too bad for you
Je repense à la soirée de jeudi soir trop alcoolisée. Soirée qui dégénère peu à peu, flics d'abord, puis entre crise de spasmophilie-tétanie et baston des filles, enfin les cris et les larmes plein l'apart et ses tremblements dans la baignoire. Rentrer à 6h parce que le mal de crâne empêche de dormir. J'ai encore trop bu. Et autres. Je reprends mon rythme. Et ça fait peur.
Alors j'essaie de me calmer. Me faire plaisir parce que j'en ai besoin. Aller au cinéma voir Sicko. A la bibliothèque et resortir le sac plein de Jelinek, Baricco, Bilal, Endô (un peu sceptique), et Karine Lou Matignon Et pour vivre on fait comment? pour voir. Au forum des sports parce que bon ben hein, où j'oscille donc entre divers taï chi, capoeira, danse impro, ou basket? Je me fais plaisir. Je mange des chirashis, du melon, des prunes, du radis noir, du fromage de chèvre, de la mangue, du foie de morue et je bois du lait de riz!
J'attendais des nouvelles et j'en ai eu cet après midi. Alexis est revenu. Je me demande si cette fois sera LA fois. Celle où j'en aurai fini avec lui. Mais j'essaie de ne pas y penser. Ou de penser à Emeline là bas qui m'envoie des textos pour me dire qu'elle boit des whisky coca à ma santé, ou à Laurène que j'ai eue dans les bras toute la soirée de jeudi. J'essaie de ne pas me dire qu'une fois de plus il revient et je suis vulnérable.
Alors j'essaie de me calmer. Me faire plaisir parce que j'en ai besoin. Aller lire mes livres au milieu du cimetière du père Lachaise, au pied d'un arbre qui me plaît, au milieu des chats et des araignées, dans le silence, devant la tombe d'Emelina et Paul. Oui je lis des histoires aux morts et je leur parle. J'ai besoin de parler, je les sens toutes ces choses qui ont besoin d'être dites. Mais je ne trouve personne à qui me raccrocher parler.
Samedi soir. Je suis là devant mon pc à remuer mes pensées. N'ai appelé personne. Il faut que je me calme. Je n'arrive plus à retrouver cette plénitude que je ressentais là bas, ce sentiment d'entièreté, de bien être jusque le long de tous mes muscles. Je ne veux plus redevenir cette boule de nerfs, je ne veux plus rien refouler ni me faire violence. Alors il faut que je me calme. Il faut que je me calme.
21:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.09.2007
Something's wrong
J'ai trop vécu. Trop vécu de choses en deux semaines. Au point d'être incapable d'en exprimer la saveur, de raconter, retracer le fil. Me restent des couleurs vives mais floues, un corps dans lequel je me sens bien, un feu d'artifice dans la tête accompagné d'un bien être que jamais je n'aurais cru possible. J'ai juste perdu l'envie, le goût de mon quotidien sur Paris.
Revoir Cloé hier soir et toutes ces chères goudous. Les serrer fort dans mes bras. Et puis les écouter. J'arrive tard et elles sont toutes déjà défoncées. Elles me parlent elles me parlent. Au fond je me rends compte que je ne suis là que pour ça, les écouter. Déballer leurs vacances et tout ce qui leur passe par la tête, substances aidant. Je ne dis rien, j'écoute. Je me sens déjà mal, violentée, agressée par leurs paroles trop fades, par leur ton pressant et oppressant.
Nous sortons et je ne me fais toujours pas à cette ville autour. J'étouffe j'étouffe. Tout me serre là à la gorge et m'étrangle peu à peu.
J'ai peur à la fois de reprendre cette vie, et de ne plus arriver à m'y adapter, de rester en dehors.
Mes orties ramenées meurent une par une, et c'est comme le souvenir de cette bouffée d'air qui s'efface. Cette Vie que j'ai connue là bas se transforme peu à peu en illusion.
Je me sens m'éloigner, et tout est loin, tellement loin, ils sont tous loin maintenant, et ils me manquent ils me manquent. Je me sens terriblement seule ici maintenant dans mon apart, avec mon rapport de stage sur les bras. J'ai fait le choix de laisser libres mes amants et je me retrouve au fond seule.
Je n'y arrive pas. Je n'y arrive plus. Non je ne m'y fais plus. Confrontée à cet immense bordel, dans ma bulle de solitude. Je comprends qu'ici les mots sont vides et n'engagent à rien. C'est pourquoi j'ai peur. C'est pourquoi je pleure.
21:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
