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29.11.2007
Un peu de légèreté dans ce monde de brutes
Je suis de bonne humeur alors voilà.
<--- (voir colonne de gauche)
Oui. C'est mieux d'un coup.
(Et hop on évite de rester sur une note trop négative :)
22:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.11.2007
Demons are back
Je dors assise, les yeux ouverts devant mon écran. Je rentre et je me retrouve plantée là, à sentir les paupières lourdes et les cernes sous les yeux. La fenêtre autocad ouverte mais sans le courage de m'attaquer à la tâche. Il le faudra pourtant. Mes nuits se raccourcissent. A travailler. Coupée de toute vie sociale. Je n'ai le temps de rien. L'envie non plus d'ailleurs. Le sentiment d'être impuissante. La peur de devenir dingue. On m'écrase et la perspective d'arriver à quelquechose se ratatine. Je ne tiendrai pas. Je n'y arriverai pas. Je ne suis pas à la hauteur. Je suis faible.
Ce blog devient mon exutoire et cela ne me rassure pas du tout.
18:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.11.2007
Twist powa
Je pète un câble. Entre le boulot, les imprévus et des connasses filles qui me mènent en bateau. Trop long à raconter. En gros je viens de perdre une journée de mon précieux temps. Alors quand on m'annonce après 3heures de recherches que non l'artiste n'est en fait pas Damien Hirst mais Sun Yuan et Pen Yu alors oui il y a de quoi péter un câble et devenir dingue sur un travail que je ne devrai même pas faire... Ce qui, certes, ne contribue pas à rétablir ma si rétincente opinion du travail de groupe, hum.
J'explose d'un rire nerveux. J'ai en fait plus envie de pleurer qu'autre chose. Alors je me détends en allant voir les billets d'avion disponibles pour demain soir à destination de Rio de Janeiro. Ca me calmerait ça tiens.
Delphine passe me déposer mon nouveau coloc: un hamster russe que je vais abreuver pendant quelques jours de nourriture biologique et de bonne musique. Voilà pour l'anecdote.
Et une note inutile de plus une! Mais on dit si bien
ça sert à rien mais ça fait du bien!
23:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.11.2007
Sleeping with ghosts
Tu as toujours les fantômes de tes amants passés englués à la peau et qui te hantent à jamais.
Ca arrive sans cesse le soir en me couchant. J'éteins la lumière et je les sens. Les fantômes du passé. Je ne peux pas dormir. J'ai peur d'être seule et je pense à eux. Je me dis que je ne tournerai jamais la page...
J'ai eu cette nuit dans mon lit, un vrai fantôme. Un amant du passé, fait de chair et auquel je me suis accrochée. Alexis. Il est revenu. Nous avons parlé. Nous nous sommes écoutés. Je ne sais pas comment arriver à dormir dans ce lit, alors qu'il est parti et qu'il me laisse seule, son spectre à même les draps, à même mon épiderme. Il a disparu. Je sais qu'il a disparu. Je savais qu'il disparaitrait. Et je m'en veux. Un peu de ne pas comprendre, un peu de nier les évidences.
Je ne devrais sûrement pas me serrer si fort contre les âmes et les corps, m'ouvrir l'intérieur si grand, et aimer de tout mon être. Je ne devrais pas.
Commencer la journée comme si de rien n'était. Retrouver Arnaud pour la manif, pensant que je ne le reconnaîtrai pas, qu'il ne me reconnaîtra pas. Mais si. Il y a du beau monde. Et après une attente interminable, tout se met en mouvement. L'énergie est là, se transmet de mains en mains, réchauffant le coeur d'être tous là rassemblés. La nuit tombe. Je me laisse captiver par les fumigènes et leurs étincelles. On n'y voit plus à vingt mètres. Et je trouve ça fabuleux. Sans transition ni raison apparente, Arnaud me demande si je suis végétarienne, me parle d'un projet de comité Tofu et Révolution. Je souris grand - Bien sûr que ça m'intéresse!
Mais tout cela ne me fait pas oublier, me torture même l'esprit plus qu'autre chose.
J'essaie de ne plus y penser.
J'essaie.
Je ne tournerai jamais la page.
21:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.11.2007
From my bed to your lips
Journée écoulée d'ici même où j'écris en ce moment. De mon lit. Je n'aurais rien fait de plus que dormir, lire, puis me ballader sur le net ce soir. Et cela me fait un bien fou de ne plus penser à rien, être enfouie sous les couvertures, fermer les yeux et se sentir bien au chaud. Regarder au plafond en pensant à ce cocon qui me trotte dans la tête depuis quelques jours.
Et puis visionner des dizaines de bandes annonces. Et qu'est-ce que j'ai envie d'aller au cinéma! Je me dis que la prochaine personne avec laquelle je me retrouve dans une salle obscure, je l'embrasse! Ce qui est quelque peu compulsivo-pulsionnel, vous en conviendrez. Encore faut-il encore avoir la capacité de trouver la personne qui accepterait encore de se laisser traîner devant un film avec moi, mais ça c'est une autre histoire, hum.
Dans ma boîte mail des nouvelles de Corcellie, et d'Arnaud (le mec du film?). Arnaud rencontré à une manif anti nucléaire et qui me file ici non pas dans mon lit dans son mail son numéro "pour que je l'appelle" a-t-il précisé. Bon.
Quoi dire de plus sinon que mon projet me fatigue, m'obsède jusqu'à m'empêcher de dormir, me réveiller trois ou quatre fois dans la nuit pour régler un putain de système constructif. Et puis le premier jury dans deux semaines, et puis les sytèmes de notations... Tout cela m'angoisse.
Sérieusement il faut que j'arrête de penser aux mecs. Il faut que je fasse quelquechose pour ça. Vraiment. Toujours cette même histoire de la fille désespérée et insupportable qui s'attache toujours trop vite. Mh ok je reconnais par là que mon cas est désespéré.
Et puis de toute façon, j'ai pas le temps, pas la tête, pas le droit à ça. Merde. Tu le vois le Brésil? Ben d'abord tu bosses et après on en reparle.
J'ai beau dire ça, ça marche jamais. Au moindre signe d'un tel ou un tel je deviens dingue.
Bon sur ce, je vais arrêter là avant que ça ne dégénère vraiment.
Mon dieu quelle note!
Et je n'aurais même pas prononcé le nom Alexis.
23:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.11.2007
Too young maybe
Je repasse là. Devant l'endroit même où mon trentenaire m'embrassait pour la dernière fois. Juste là sur ce trottoir entre ce feu rouge et le volet roulant clos de la boutique Optic2000. A l'angle des avenues de la République et Parmentier, et de la rue Oberkampf. Cette rue. Que nous venions de parcourir en long et en large, ces bars, sa faune, les trottoirs mouillés. Tous les quatre. Ma mônue, un belge, moi, et lui. Bertrand. Lui qui me tient par la taille, me lâche régulièrement pour "faire sourire les gens croisés" il disait. Ca ne marchait pas toujours mais ça nous faisait toujours rire.
Il était mon premier aussi âgé, le premier qui puisse avoir plus de 15 ans de plus que moi. Avec à l'intérieur de lui ce quelquechose de calme, de posé, de rassurant, qui me faisait me sentir en confiance, cette maturité peut être. J'aime les gens qui ont une histoire. Une valise derrière eux remplie de souvenirs ou d'autres choses. Ces gens entiers, vivants.
Il me tenait donc là ce soir là. L'air frais et humide d'une nuit, d'un Paris fin octobre. Me suppliant de le rappeler le lendemain. Nous devions nous revoir dimanche donc.
Il m'enverra un message deux jours plus tard.
Je ne suis pas un mec bien. J'ai quelqu'un. Laisse tomber. Bonne continuation.
Qu'est-ce que j'étais sensée répondre à ça? Rien.
Ca me fait un peu sourire de me dire que je serai sortie avec un chercheur au cnrs. J'aurai pris conscience que malgré tout ce que je pouvais espérer croire, les trentenaires aussi ont un potentiel de connards.
De vrais connards.
01:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.11.2007
It couldn't be you here
Cela faisait longtemps. Longtemps. Je ne m'étendrai pas. En accéléré ça pourrait donner quelquechose comme ça: un projet de radeau, la confection de pain deux fois par semaine, un tatouage, des manifs, un trentenaire, des livres, de la capoeira (le Brésil?), Quentin, l'Autoportrait de Tinguely, mes cheveux qui poussent, le rouge qui vire au rose, un job d'assistante chercheuse (jolie appellation pour scanner des diapos des heures durant), un nouveau pc, plus d'internet, le bruit du frigo, les ploc ploc du cumulus, et un net qui remarche.
Un petit bout de temps que je pense à tous ces gens que j'ai rencontré, à ce que j'ai pu faire ces deux années passées, à qui je suis aujourd'hui. Je fais le point. Et cette idée qui s'immisce petit à petit au fond de moi. Partir. Je sais que je vais partir. Quitter Paris. Quitter la France. Quitter l'Europe. Tout laisser ici ou autrepart, me débarasser de tout, ne rien garder.
Etre là bas.
Les mains
La tête
Vides.
Etre nue.
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