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30.04.2008

Le reste, je le garde pour moi

La terrasse du pub irlandais de bon matin. Le Soleil à travers les feuilles des platanes qui doucement se lève. Entre les tasses et les miettes, il dessine. Les arbres étranges. Nos sacs posés là sur le côté. Attendent.

La vitre de ce bus. Lui derrière. Moi dedans. Nos derniers baisers. Aux revoirs volés. Quelques larmes encore. Je n'ai jamais su. Dire au revoir.

Train de retour.

J'ai peur qu'on se sépare. Je lui avais dit la nuit. Il m'avait dit Pas pour tout de suite. Il n'avait pas compris.

Images en vrac de ces deux dernières semaines.

Quitter la chaleur du Sud. Mais surtout ses bras. Ses bras au réveil, et toute la journée.

Des souvenirs.

Train qui file.

Je m'endors.

23.04.2008

[ En attendant ]

- Tu vas me manquer p'tit con.

- Toi aussi connasse.

10.04.2008

Exhausted

C'est un peu toujours la même histoire dans le fond. Il faut toujours qu'à un moment donné on ouvre les yeux. qu'on regarde autour et qu'on réalise que pas grand chose ne tient debout, à se demander comment soi même on tient debout. Il n'y a plus rien à quoi se raccrocher, et la peur qui vous envahit.

Essayer d'avancer, se construire un refuge en attendant, mais il est trop tard déjà. Et je me sens infiniment nulle d'implorer, de ramper pour un peu de sécurité que je n'ai pas su offrir. Les parois qui s'effritent sous les doigts.


Je suis juste de plus en plus exténuée, et tout s'accumule quand je voudrais juste me blottir et m'évanouir au creux de quelqu'un (lui?) et dormir profondément.

J'ai tellement peur de moi.

08.04.2008

Les poches pleines de hasard

Ca ne devrait pas être permis d'être aussi bien avec lui.

Ca ne devrait pas être permis de le voir débarquer à 5h30 du matin, toute moite de sommeil encore, d'ouvrir la porte en étant nue.

Pas permis de le laisser se coucher contre moi et de me serrer contre sa peau, de m'endormir à demi en l'entendant respirer, de devoir me lever, le voir s'aggriper à moi et le laisser là, boule dans la gorge.

Pas permis de penser à lui toute la matinée, de recevoir un "Tu rentre pour manger?", parce que ce genre de conneries me fait plus que craquer, ce petit air d'un chez nous, me rappelant inlassablement à la chaleur d'un chez nous perdu il y a deux ans maintenant.

J'y pense.

Je pense beaucoup à vrai dire. Aux choses passées. Mal refermées.

Ne pas m'attarder.

 

Les cours ne s'améliorent pas. Je ne suis plus humiliée. Juste infantilisée. Quel est le pire? A force d'être nulle, on nous parle comme à des débiles en croyant qu'on ne voit rien. Sensation d'être coincée dans cette case, sans trouver d'issue pour respirer, bouger, m'exprimer. Je ne me sens pas à ma place. J'ai juste un peu plus peur chaque fois.

Et je suis fatiguée des gens qui m'appellent en permanence pour raisons multiples, marre d'assister les gens.

Il faudrait que j'arrête de me plaindre oui.

De m'inquiéter. De ce réveil lundi des plaques rouges pleins le corps, les mains, les poignets, les bras, le ventre, les hanches, les cuisses, les chevilles. Presque 3 ans que ça ne m'était pas arrivé. J'ai peur parce que je sais que c'est l'angoisse qui revient, que je somatise à force de ne pas me trouver d'espace.

Des fois je regarde autour de moi. Je me demande juste où elles sont parfois les couleurs dont je rêvais.

Je ne sais plus ce que je dis. Avoir le courage, voir la vie en face, la prendre en main. Ne sais plus ce qui vaut le mieux.

Je pense trop. Je pense trop.

Ne sais plus ce que je voulais dire.

 

[ M'efforcer du tout fond

prendre le meilleur

sourire à demain

tendre la main

les poches pleines de hasard ]

05.04.2008

Le mois commence fort

Mots clefs recherchés dans les moteurs:

cousin sexe
put de luxe

04.04.2008

Demons will catch you up as you run faster

La nuit tombe et j'oublie de m'endormir.

J'angoisse sans le vouloir, je somatise.

De vieilles choses refont surface. Des peurs et ce goût pour la douleur.

Moi je fais comme si de rien n'était. Parce que tout va bien. Parce que tout va tellement bien quand je suis là à jouer de la guitare au soleil avec Jibé.

 

Je n'arrive pas à leur parler. A aucun des deux. Je n'y arrive pas et cela me conforte dans l'idée que je suis juste une fille de passage. Pour tous les deux.

Je n'ai pas le courage tant ça se passe bien à chaque fois.

 

Je ne dormais plus. Mercredi il a suffi d'un join avec Lézard pour tenir ma conscience à distance quelques heures. Dormir enfin, l'effet s'envole et je me réveille. 4 heures. Je bouge, je m'énerve toute seule dans le lit, enfonce mon visage dans l'oreiller, me lève, m'assieds au bord du lit, me recouche, me rassieds...

     - Bon Amandine qu'est-ce qu'y a là? Ca fait 10 fois que tu bouges!

Mon prénom et son ton aggressif, je ne comprends pas.

     - J'arrive pas à dormir.
     - Ca fait 10 fois que tu me réveilles alors tu t'allonges!

C'est la deuxième fois qu'il me parle comme ça. Je le regarde et je reste assise. Il se rendort et je reste. Un peu choquée. Le même homme qui quelques heures plus tôt m'embrassait partout et me regardait avec des yeux d'amoureux. Je ne dis rien. Je ne dors plus.


Jeudi. Alexis. Alexis et son chagrin qui revient. Alexis fatigué. Alexis qui me dit des gentilles choses sur ma vidéo et mon photomontage, des choses qui me font sentir un peu moins nulle. Alexis le tricheur et notre battle de musique. Alexis et notre chochoï réinventé de la balle. Alexis à qui je me colle. Alexis avec qui je dors enfin.

 

Je ne sais plus très bien.

Je crois que plus j'avance avec eux et plus je doute.

J'ai peur d'être une fille en pointillés.

01.04.2008

Trouble waters

Je suis un peu perdue.

Je pense à Alexis, et à sa proposition. Je me disais non, et puis malgré moi j'y réfléchis.

Je vois Lézard demain. Il faut que je lui parle.

Il faut que je leur parle à tous les deux.

 

Rien n'est clair en fait.

Rien n'est clair.

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