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27.06.2008
Séquelles
Je ne pense pas écrire grand chose ici les prochains mois. Mon carnet d'été a pris le relai.
Il y a eu mon merveilleux premier baptême de capoeira. Et ce divin martiniquais aux yeux clairs. Cet homme fût un dieu ce soir là. Un dieu qui me fait l'amour pendant des heures, grave à jamais l'empreinte de sa main sur ma joue au matin. Je crois que j'ai tout gâché. Ou plutôt je ne comprends pas, je ne comprends rien. J'ai un peu de mal à effacer tout espoir de le voir, je me creuse le cerveau. Trop.
Je n'avais pas prévu de passer l'été à Paris. Je voulais être loin. Loin des mecs (ou devrais-je dire de mes mecs). Mais maintenant j'ai peur. Peur d'être descendue et de l'avoir perdu pour ça. C'est tellement mais tellement... je ne trouve pas mes mots. Bête?
J'ai eu tort d'imaginer que ce mec là puisse me sortir ne serait-ce que pour un moment de mon bordel affectif. J'ai eu tort d'y croire putain.
J'essaie de ne pas y penser, de m'investir sur notre mini chantier avec mes soeurs, de retrouver de vieilles sensations dans la piscine, bronzer un peu. Mais j'ai le sommeil agité. Réveils en série. Nuits courtes.
Et si le jour se lève, et bien je fais le choix de me lever avec lui.
Je tiens debout. Même si.
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19.06.2008
Twenty one #100
Je l'avais gardée bien au chaud. Ma centième note.
Aujourd'hui ce blog a un an. Et moi vingt et un.
Voilà. Un an plus tard. Et les choses ont changé. Ou presque. Brouillon de la vie sur les pages du temps qui passe.
Je craque parfois. Je craque des fantômes d'hier qui resurgissent ou de cette nouvelle vie dans laquelle je me jette aveugle.
Je cherche un sens où il n'y en a probablement pas. Je n'ai toujours pas trouvé ma place. Et même si tout est encore plus flou, j'ai un peu gagné en confiance. Je suis entourée. Je veux dire des gens autour qui croient en moi, et qui seront là je crois. Des gens qui me disent des choses généreuses, des gens chaleureux dans les yeux de qui je me sens vivante.
Je me pose des questions. Et j'aime ça. Parce qu'en attendant je ne pense à rien d'autre.
Quelques projets pour l'été, des envies pleins les poches, avec parfois la sensation de n'avoir pas assez de ce corps, de ce temps, pour les vivre complètement.
Le temps passe, file. Ma petite vie aussi. Et moi je cours après. Je voudrais me dépasser parfois, fouttre en l'air les/mes limites parce que je sens que tout cela ne me suffit pas. De là à dire que ma vie m'insatisfait...
Je viens de passer 2 jours à réparer mon nouveau vélo pour notre périple de 500km. J'ai fait des demandes d'inscription à la fac, Paris 4 puis Paris 1, en philosophie. Je veux suivre des cours du soir de portugais. Je compte faire 4 fois plus de capoeira. Et j'attends le 21 juin pour commencer mon beau carnet d'été.
Je suis vivante. Date maudite de mon anniversaire. Je me réveille seule. Peut être que c'est mieux comme ça.
Je suis vivante. Et cela vaut mieux que tout.
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18.06.2008
In love with Alabama
10:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.06.2008
La retraite, il faut y penser dès 20 ans!
- Titre extrait de la première page d'un vieux métro, siégeant actuellement sur le mur en face de mon bureau - Véridique! -
J'ai rêvé que j'étais prof de philo. Que j'arrivais dans ma classe de terminale, que je m'asseyais en tailleurs sur le bureau et que j'avais des longs longs colliers autour du cou. Et donc que j'éveillais chez ces jeunes gens un peu de sens critique - enfin! Bon faut dire que passer la soirée à écouter l'abécédaire de Deuleuze ça aide pas non plus...
De bon matin et de bonne humeur, je demande donc à ma cousine - instit' - comment on fait pour être prof en plus d'une licence. Et là! Aha je me marre.
La cousine dit: Pense quand même à ta retraite!
La durée de cotisation ne cesse de s'allonger!
Moi qui n'ai pas chômé, je vais être juste.
Je vais travailler jusqu'à 65 ans!
Avalanches de sages paroles, que dis-je de vieilles paroles. C'est dingue d'avoir des gens coincés à ce point dans le système.
Merde je dis voilà merde. J'ai autre chose à fouttre que de me préoccuper de me retraite non?
Et puis je m'en fous, moi j'écoute les Tornados et je suis à la plage...
12:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.06.2008
Deviens le, c'est ta seule chance
J'étais venue pour raconter pleins de choses et puis je suis tombée sur ça:
Et après trois visionnages et deux litres de larmes, je me dis que finalement tout est bien relatif. Et je ne sais plus exactement de quel côté, dans quel sens tout ça va...
Je voulais parler des vacances, de notre première et monumentale mine, du souvenir amer de Alexis, de cette soirée folle au champagne dans Paris avec Lézard et de sa déclaration, deuxième mine, troisième mine. Je ne sais pas comment je fais pour être bourrée/défoncée chaque soir à ce point et tenir encore debout.
J'ai peur de me perdre.
Et j'ai oublié quoi devenir.
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09.06.2008
Monsters in my head

19:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.06.2008
Schizophrénie
Il y a la Amandine qui tremble de froid, qui s'énerve toute seule. Qui passe des heures sous la douche sans arriver à se laver vraiment, à frotter pour se débarasser de tout en vain, celle qui pleure sous la pluie sur son vélo et qui rêve de se fouttre en l'air dès que la nuit tombe.
Et puis il y a celle qui se crie debout à elle même, qui met Surkin à fond dans l'appartement, et se ressert un guronsan en organisant manichéennement les heures qui la séparent de son jury.
Sinon oui la cyclonudiste hier c'était bien. Même si.
17:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.06.2008
Anouk & Dadi in da place
Journée de baby sitting. Et ce que je peux aimer ça. Les grimaces dans la cuisine, les éclats de rire. On s'amuse bien toutes les deux. Quand j'arrive et que je l'entends crier à travers la porte Dadiiiiiii. Et ce que j'aime c'est aller au square, me trimballer avec la poussette et jouer la "mère", devenir une bulle de tendresse et de bienveillance maternelle. Bon autre argument non négligeable: les papas. Les jeunes papas, ceux qui courent après leurs minots là.
- Papa regarde elle a les cheveux bleus la dame!
- Oui comme les fées, répond beau papa aux cheveux longs et des grands yeux profonds, sa petite gueule d'ange et grand sourire.
Aaaaarrrrhh.
Et j'adore mon épicier - et dire que je vais le voir à poil demain, je fais pas trop la fière il me verra aussi. Mouahaha faire les champs élysées à poil sur un vélo depuis le temps que j'en rêve...
Mais c'est pas le tout, j'ai Mike Davis qui m'attend moi - oui monsieur, oui madame.
18:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.06.2008
J-5
Citation-bonne nouvelle du jour:
Oh vous avez maigri!
Ma concierge
Je recouvre mon mur de COME ON GIRL, et je bosse à longueur de journée.
Petit festival Brésil en mouvements hier soir, auquel je comptais aller seule, et Lézard qui m'appelle sur la route et me rejoint. Il me prend chaleureusement dans ses bras. On prend soin de ne pas s'embrasser. Ou je. Pourtant il y a son bras dans mon dos pendant la séance, ses bisous sur la joue, ses grands sourires. Je reste distante. Et je rentre seule. Pour tomber sur trois zigotos junkies un peu perdus avec leur bouteille de muscat, à faire des acrobaties au milieu du boulevard philippe auguste.
Mademoiselle mademoiselle t'es toute belle et colorée, tu voudrais pas rester avec nous?
Elle est belle elle aussi avec ses piercings, et puis les deux garçons aussi. Ils viennent de loin, ils sentent le voyage, la fumée et la bière. Je décroche quelques minutes, et embarque vers une guerre des pouces, une bataille de regards, un cours de boxe, des histoires de sorcières. Ils me disent que j'ai de belles pupilles et ils miment de m'injecter du lsd au coin de l'oeil, ils me parlent d'acide, de coke,... Je me dis merde quand même.
20:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.06.2008
COME ON GIRL
Je devine être dans un état d'épuisement assez avancé puisque j'ai les mains qui tremblent et les jambes faibles, mais! Car il y a un mais, il y a une bonne nouvelle du jour!
En sortant de notre projection-débat sur les agrocarburants (dans le cadre d'un festival sur le Brésil auquel je retourne demain d'ailleurs), nous découvrons en marchant, tout abandonné, un punching ball!!! Je réfléchis une seconde, deux, à la troisième j'en suis sûre: je le prends. Je rentre donc à pied chez moi, mon punching ball à bout de bras. Il est un peu rouillé, un peu dégonflé mais je sens déjà qu'il me sera fort utile, surtout en ce moment... Mouahaha je vais enfin avoir des bras (et peut être même des épaules), et comme l'envie de baston ne manque pas, je n'attends qu'une chose, le premier mec qui viendra faire chier...
22:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
